LA LETTRE DE CORÉE - Janvier 2006
Centre Coréen du Commerce Extérieur et des Investissements 
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M. Jin-Gye CHOI - Directeur Général
Mlle Yeon-Ju LEE – Directrice Adjointe
M. Frédéric Claveau - Responsable Investissements : claveau@kotra.or.kr

 


- EXTRAITS -

 

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Dans ce numéro :

- LES EXPORTATEURS COREENS S'INQUIETENT DU WON FORT
- LA COREE DU SUD : 1 MILLIARD DE DOLLARS POUR LE DEVELOPPEMENT DES TIC
- LCD DE SEPTIEME GENERATION : LA COURSE ENTRE SAMSUNG ET LG PHILIPS CONTINUE
- LG.PHILIPS LCD LANCE SON USINE DE 7EME GENERATION
- JAPONAIS ET SUD-COREENS MULTIPLIENT LES INVESTISSEMENTS POUR IMPOSER LEURS TELEVISEURS A ECRAN PLAT
- SSANGYONG, FIRME SINO-COREENNE, REPREND L'OFFENSIVE SUR LE MARCHE DES TOUT-TERRAIN
- GLOVIS FLAMBE POUR SA PREMIERE COTATION A SEOUL
- LA COREE DU SUD, FUTUR GEANT DE L’ARMEMENT ?
- HYUNDAI NEGOCIE SON IMPLANTATION EN EUROPE
- LG, L’AUTRE « DRAGON » DE LA HIGH TECH
- POSCO EN NOUVELLE-CALEDONIE
- LE COREEN HYNIX MISE SUR LES MEMOIRES FLASH NAND
- SAMSUNG S'IMPOSE EN FRANCE
- RENAULT SAMSUNG EN PLEIN BOOM
- HAUSSE DES VENTES DE RENAULT SAMSUNG SUR UN AN EN DECEMBRE
- UBISOFT ET SONNORI CORPORATION LANCENT ASTONISHIA STORY SUR PSP
- PROJET D’USINE EN COREE : RISQUE FINANCIER NUL SELON LA SMSP

 

- LES EXPORTATEURS COREENS S'INQUIETENT DU WON FORT

La dépréciation de 15% du yen par rapport au won cette année n'affecte guère l'économie coréenne, qui devrait terminer 2005 sur une croissance de 3,9%. En novembre, la production industrielle a encore crû de 5% et les exportations de 12%.

La date du 14 décembre a frappé les esprits dans la péninsule coréenne. Ce jour-là, le taux de change de la monnaie nationale, le won, et du yen a retrouvé le niveau d'août 1998. La devise japonaise s'est dépréciée de 15% par rapport au won cette année. Une glissade qui inquiète les exportateurs coréens. Près des trois quarts d'entre eux voudraient un réajustement du taux de change, selon un sondage conduit à l'initiative de la Korea International Trade Association, qui regroupe 68000 exportateurs. Les industriels coréens souhaitent un retour au rapport de 9 wons pour 1 yen contre 8,59 wons hier.

L'affaire est loin d'être anodine. Les exportations représentent 40% du PIB de la péninsule. Avec des groupes aux activités proches de celles de leurs concurrents japonais dans des secteurs aussi divers que l'automobile, les chantiers navals, les semiconducteurs ou l'électronique grand public, la Corée du Sud a 65% de ses exportations en compétition directe avec les produits de l'archipel voisin. Et les choses ne vont pas en s'améliorant car la proportion était de 50% en 1995. "Le yen a décroché par rapport au won cette année. Nous ne sommes plus à un pour dix, et même pas à un pour neuf", relevait déjà en novembre Cheong Mun-Kun économiste de Samsung Research Institute.

Notes positives

Et pourtant, si elles influent mécaniquement sur les exportations, la bonne tenue du won n'est pas, pour l'instant, préjudiciable aux flux commerciaux qui ont bondi de 12% en novembre, à 25,9 milliards de dollars, grâce à la forte demande étrangère. De même, la production industrielle termine l'année sur une note tout aussi positive avec +5% en novembre, après +1,1% en octobre. Si elle signe là sa meilleure performance en six ans, c'est grâce essentiellement aux fabricants automobiles et aux semi-conducteurs, eux-mêmes tirés par les exportations. La production de puces technologiques a augmenté à elle seulle de 4,1% le mois dernier, poussant Samsung Electronics à revoir à la hausse ses prévisions de bénéfice annuel. Ce géant des puces et des dalles TV à cristaux liquides bénéficie de la demande liée aux lecteurs vidéo aussi bien qu'aux télévisions, deux activités représentant 70% de son bénéfice d'exploitation. Hyundai, dans l'automobile, annonce quant à lui une hausse de 17% de ses ventes en novembre, record des vingt-quatre derniers mois.

De sorte que le PIB de la Corée du Sud devrait afficher cette année une hausse de 3,9% et de 5% en 2006.

La bourse de Séoul championne d'Asie

Hausse de 54%. En clôturant hier à 1379,37 points, l'indice Kospi de la bourse de Séoul a terminé l'année sur une hausse de 54%, la plus forte depuis 1999. Même si pour cette séance, il a bénéficié des indicateurs de novembre et de la bonne tenue de Hynix (numéro deux mondial pour les semi-conducteurs) et de Kia Motors, le Kospi s'octroie la plus forte progression en Asie en 2005 juste devant l'indice de la bourse de ... Karachi. Le Nikkei, même si les volumes sont plus importants, fait presque pâle figure avec ses 41% engrangés aporès une deuxième semestre menés tambours battant.

Source : Les Echos 02/01/06

 

- LA COREE DU SUD : 1 MILLIARD DE DOLLARS POUR LE DEVELOPPEMENT DES TIC

La Corée du Sud semble décidée à booster son secteur technologie de l’information. En effet, le gouvernement sud-coréen compte consacrer cette année 2006 environ un milliard de dollars au secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication dont l’objectif est de dynamiser la compétitivité du pays à l’échelle internationale.

C’est en tout cas ce qu’a indiqué aujourd’hui 17 janvier le ministère sud-coréen de l’Information et des Communications a en annonçant qu’il avait engagé 979,7 millions de dollars US à la promotion du secteur des technologies de l’information en 2006, ce qui représente une augmentation de plus de 10% par rapport à 2005.

L’investissement inclut la recherche et le développement (notamment le développement de services Internet haut débit sans fil et de diffusion multimédia numérique -DMB pour Digital Multimedia), l’éducation et la construction d’infrastructures.

A rappeler également que la Corée du Sud a dernièrement testé avec succès le service WiMAX mobile certifié par l’IEEE, plus connu sous le nom de WiBro, et sera lancé au cours du premier semestre 2006.

Source : www.webmanagercenter.com - 18/01/06

 

- LCD DE SEPTIEME GENERATION : LA COURSE ENTRE SAMSUNG ET LG PHILIPS CONTINUE

LG Philips LCD vient à peine d’annoncer le démarrage de sa nouvelle usine de 7ème génération baptisée P7 que Samsung surrenchérit avec sa deuxième unité de production.

Basée à Paju en Corée, l’usine LG Philips LCD produira dans un premier temps des dalles de verre de 1950 x 2250 mm à partir desquels seront découpées des écrans de 42 et 47 pouces. L’usine sortira dans un premier temps environ 45 000 dalles par mois avant de doubler sa production dès le 1er trimestre 2007. Chaque dalle de verre produite correspond à 8 écrans de 42 pouces ou 6 écrans de 47 pouces.

La deuxième unité de production Samsung démarre quant à elle ses activités tout juste deux mois après sa phase de tests de production de dalles de 40 pouces. L’investissement total de 4 132 milliards de wons (3,47 milliards d'euros) se fait en deux phases. La première permet à Samsung de produire 45 000 dalles par mois et la seconde portera à 90 000 le nombre total d’unités fabriquées chaque mois. La phase 2 devrait démarrer au cours du deuxième semestre 2006.

Samsung a déjà démarré, dans le cadre de sa joint-venture avec Sony, la production sur la Line 7-1 depuis avril 2004. Cette unité qui est déjà capable de produire 60 000 dalles par mois atteindra 75 000 unités en juillet 2006. Ce qui portera au total les capacités totales de Samsung à 165 000 dalles par mois (1,32 million d'écrans de 40 pouces) à pleine capacité.

Source : www.itrnews.com - 03/01/06

 

- LG.PHILIPS LCD LANCE SON USINE DE 7EME GENERATION

Le fournisseur sud-coréen d’écrans à cristaux liquides LG.Philips LCD a commencé la production de masse de panneaux LCD à matrice active sur son site de 7ème génération, baptisé P7, à Paju, en Corée.

Sur son site P7, LG.Philips LCD fabrique désormais des panneaux de 42 pouces à partir de substrats en verre de 1950 x 2250mm. La production pilote a débuté en novembre. Cette usine devrait aider la société à satisfaire la demande croissante de téléviseurs LCD.

Outre les panneaux de 42 pouces, l’usine P7 va progressivement augmenter la production de panneaux de 47 pouces à mesure que la demande de téléviseurs LCD va croître. LG.Philips gère, par ailleurs, une ligne de sixième génération à Gumi, laquelle fabrique des panneaux LCD de 32 et de 36 pouces.

La phase initiale de P7 atteindra une capacité de production de 45 000 feuilles de verre par mois dès le troisième trimestre 2006 puis passera à 90 000 feuilles par mois dès le premier trimestre 2007.

LG.Philips gère son site de Paju comme une usine intégrée verticalement. Elle comprend la recherche et développement, les composants et les matériaux, ainsi que les produits finis. De toute évidence, la société a investi plus de 33 milliards de dollars dans le site de fabrication.

En novembre, le principal concurrent de LG, Samsung Electronics Co. Ltd, et le Japonais Sony ont annoncé que leur coentreprise S-LCD Corp. augmenterait de 25% la production d’écrans LCD sur leur site de Tangjeong, Corée du Sud, via un nouvel investissement de 83 millions de dollars. La capacité de fabrication de l’usine est de 60 000 panneaux (1,87 x 2,2 mètres) par mois.

Source : eetimes – 02/01/06

 

- JAPONAIS ET SUD-COREENS MULTIPLIENT LES INVESTISSEMENTS POUR IMPOSER LEURS TELEVISEURS A ECRAN PLAT

Les écrans plats pour téléviseurs – à cristaux liquides (LCD) ou plasma – constituent l’un des fronts sur lesquels les industriels japonais et sud-coréens de l’électronique se montrent le plus offensifs.

Alléchés par les perspectives de croissance de ce marché , ils rivalisent depuis quelques semaines dans les annonces d’accroissement de leurs capacités de production. Mais certains d’entre eux commencent aussi à subir les effets de la guerre des prix qui règne dans ce secteur.

Début janvier, LG-Philips, société commune au sud-coréen LG et au néerlandais Philips, a annoncé l’ouverture anticipée, au nord de Séoul, d’une usine pouvant produire 45000 panneaux de cristaux liquides (LCD) par mois.

A peu près au même moment, l’autre géant coréen Samsung, a indiqué qu’il allait mettre en service une nouvelle ligne d’assemblage devant produire 90000 écrans LCD par mois dès le second semestre de 2006.

Fin 2005, au Japon, Sharp, leader mondial des téléviseurs à écran LCD, a décidé d’augmenter de 20% les capacités de production de son usine de Kameyama. Matsushita (marque Panasonic), qui domine le marché des téléviseurs à écran plasma, va pour sa part se doter d’une’ nouvelle usine au Japon (pour 1,3 milliard d’euros). Opérationnelle en 2008, elle porterait la production annuelle du groupe à 11,1 millions d’unités. Quant à S-LCD, filiale commune à Sony et Samsung, elle doit augmenter sa production d’écrans LCD de 25% dès juillet 2006.

D’après l’institut de recherche américain Displaysearch, les ventes mondiales de téléviseurs LCD pourraient atteindre 35 millions d’unités en 2006, contre 20 millions en 2005. Celles des modèles à plasma pourraient passer de 5,7 millions à 8,9 millions.

La demande devrait être portée en 2006 par les Jeux olympiques de Turin et la Coupe du Monde de football en Allemagne, deux événements très médiatisés.

Cette progression sera également soutenue par la baisse des prix, qui a été de l’ordre de 30% à 40% en 2005. Au magasin Yodobashi camera, l’un des plus importants distributeurs de produits d’électronique grand public à tokyo, un vendeur explique : »il y a moins d’un an, un téléviseur LCD de 32 pouces de diagonale se vendait autour de 350 000 yens (2515 ). Auourd’hui, il est possible d’en acheter un pour 220 000 yens (1580).

Plusieurs analystes tablent sur une poursuite de ces baisses. Cette évolution devrait être soutenue à la fois par la forte concurrence entre constructeurs et la part croissante occupée par les produits à bas prix fabriqués en Chine.

Ce contexte – une baisse des prix exacerbée par une forte concurrence entre acteurs du secteur – pourrait conduire à uneréorganisation du marché.

Au Japon, par exemple, Hitachi et Pioneer, respectivement numéro deux et trois sur le marché mondial des téléviseurs à écran plasma, souffrent et doivent modifier leurs stratégies. Pioneer a décidé de restreindre sa production et Hitachi envisage de se spécialiser dans les modèles supportant la haute définition.

Toshiba et canon, eux, espèrent asseoir une nouvelle technologie : la SED (un canon à électron miniature derrière chaque pixel), présentée comme moins chère que le plasma, moins gourmande en énergie que le LCD et offrant une qualité d’image exceptionnelle. Les deux groupes commercialiseront au printemps les premiers modèles équipés de cette technologie.

Source : Le Monde – 19/01/06

 

- SSANGYONG, FIRME SINO-COREENNE, REPREND L'OFFENSIVE SUR LE MARCHE DES TOUT-TERRAIN

L'histoire récente du constructeur automobile coréen SsangYong est pour le moins agitée. Après avoir été repris par son concurrent national Daewoo (lui-même tombé dans l'escarcelle de l'américain General Motors depuis), il a cédé, en 2004, 51 % de son capital au chinois Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC).

Pour l'heure, SsangYong (les "dragons jumeaux" en coréen), qui s'est fait connaître en France avec ses tout-terrain au design original (on se souvient du Korando, sorte de Jeep mutante), poursuit sur cette même voie en présentant le Kyron.

Equipé d'un deux-litres turbodiesel de 141 ch d'origine Mercedes, ce long 4 × 4 (4,66 mètres) est proposé à partir de 26 490 euros, soit le tarif d'un modèle de gabarit inférieur. Mais quid de la qualité de fabrication et du niveau technique ?

Pour le premier point, pas d'inquiétude. Depuis quelques années déjà, les usines du pays du Matin-Calme savent produire des véhicules (presque) aussi robustes et fiables que les voitures japonaises. On soulignera juste que les matériaux utilisés dans l'habitacle du Kyron ne sont pas ce qui se fait de mieux sur le plan visuel et tactile. Les plastiques sont ternes et durs, les tissus peu chaleureux et le dessin de la planche de bord simpliste.

AVANT-DERNIÈRE GÉNÉRATION

Sur le deuxième point, le bilan est plus contrasté. Le comportement dynamique est un peu pataud et le moteur, qui ne bénéficie pas de la dernière génération de pompe à injection, manque de punch. La discrétion n'est pas son fort. Sans parler de la boîte de vitesses, guère précise en version manuelle (la boîte automatique à cinq rapports est plus agréable).

En usage normal, le Kyron est une "propulsion" (traction aux roues arrière) alors que ses concurrents sont en transmission intégrale permanente, gage d'une excellente tenue de route. Mais SsangYong n'est pas chiche et l'équipement de série est au complet pour compenser ces faiblesses : contrôle électronique de descente, contrôle de trajectoire, (ESP, déconnectable) avec contrôle de prise de roulis (anti-tonneau) et de motricité ASR (antipatinage). Dès le premier niveau Confort, on y trouve six airbags, la climatisation régulée et des jantes alliage.

Le Kyron ne vire pas facilement dans les petites courbes serrées, et son freinage puissant fait piquer du nez l'engin, délestant l'arrière qui se met à dandiner. Le résultat sera malgré tout convaincant pour ceux qui savent se contenter d'un 4 × 4 d'avantdernière génération, à l'image d'un Mitsubishi Pajero ou d'un Nissan Patrol des années 1990.

Cette voiture, dont la face avant manque de tempérament, se distingue surtout par sa partie arrière au style résolument baroque, voire indigeste. Les feux décalés vers le bas et le hayon, dont la vitre curieusement découpée tente vainement de singer la Nissan Micra, ne constituent pas une réussite éclatante.

Heureusement, le Kyron se rattrape grâce à ses capacités en tout-terrain et sa transmission intégrale enclenchable à partir d'une commande électropneumatique sur le tableau de bord.

Source : Le Monde – 27/01/06

 

- GLOVIS FLAMBE POUR SA PREMIERE COTATION A SEOUL

Démarrage sur les chapeaux de roue pour Glovis. Introduite hier à la bourse de Séoul, l’action de ce groupe de logistique sudcoréen a bondi de…130 % à 48.950 wons. Les liens de Glovis avec Hyundai Motor, en 2004.

De bon augure. Or les bons résultats du premier constructeur automobile coréen sont de bon augure pour ceux de Glovis, dont le bénéfice net a déjà grimpé de 72 % l’an dernier, à 69,6 milliards de wons. Les 160 milliards retirés de son introduction en Bourse permettront d’ailleurs à Glovis d’investir dans de nouveaux entrepôts, afin de suivre la cadence de Hyundai Motor. Sur le plan de l’actionnariat, Glovis était jusqu’à présent détenu par Chung Mong Koo président du constructeur automobile coréen, et par son fils.

Ces deux derniers gardent 60 % du capital total après l’introduction en Bourse.

Source : La Tribune – 27/12/05

 

- LA COREE DU SUD, FUTUR GEANT DE L’ARMEMENT ?

Séoul construit son industrie de défense

Le pays du Matin Calme nourrit des ambitions dans le domaine de l’industrie de défense et spatiale.

La Corée doit progressivement s’émanciper de la tutelle encombrante des Etats-Unis pour développer sa propre industrie.

Elle compte sur les transferts de technologies des entreprises étrangères qui lorgnent sur son marché.

En dépit du froid qui est vif en ce matin d’octobre pourtant ensoleillé, les cars déversent à flots réguliers des touristes, essentiellement sud-coréens, venus visités la « DMZ », la zone démilitarisée (demilitarized zone), qui sert de tampon entre la Corée du Sud et la Corée du Nord. Les touristes s’égaillent dans les boutiques de souvenirs et dans les salles de projection leur rappelant les combats âpres de la guerre de Corée (1950-1953), ou s’amusent à se faire peur dans les tunnels creusés par les Nord-Coréens pour envahir la Corée du Sud. Une ambiance bon enfant qui contraste avec les miradors, les casemates et tous les obstacles de franchissement qui sont implantés à intervalles réguliers le long de l’autoroute qui mène de Séoul à la DMZ pour contrer un déferlement de troupes nord-coréennes.

Aujourd’hui, le problème ne se pose plus. Si la réunification des deux Corée n’est aujourd’hui plus qu’une question de temps, elle est aussi et surtout devenue pour Séoul une question financière. Et un véritable casse-tête. « La Corée du Sud s’interroge sur la manière de la payer. Ils n’ont pas les moyens de l’Allemagne de l’Ouest lors de la réunification des deux Allemagne, ni non plus le soutien de l’Union Européenne », explique Jean-Paul Hébert, chercheur au centre interdisciplinaire de recherches sur la paix et recherches stratégiques (Cirpes). Dans un contexte apaisé, la forte présence de GI au sud de la DMZ (37000 soldats) n’est plus aussi vitale pour les Sud-Coréens. « Jusqu’à présent, face à la Corée du Nord, nous dépendions des Etats-Unis », fait observer le Dr Dong Joon-Hwang, président du Security Mangement Institute (SMI), un organisme de conseil qui dépend de l’Assemblée nationale. « Dans le futur, les rôles vont s’inverser ».

Réduire sa dépendance

La Corée du Sud est en effet en train de construire sa propre industrie de défense vis-à-vis des États-Unis ? Dans l’immédiat, cela passe par une nouvelle stratégie d’acquisition de matériels militaires : Séoul veut diversifier ses fournisseurs tout en recherchant des transferts de technologies. « A terme, nos forces armées devront être capables de défendre le pays avec notre propre technologie et une production d’armes adaptée à nos besoins », explique le Dr Myong Sang-choe, vice-président de l’Association des industriels aéronautiques coréens (Kaia).

Encouragé par la détente avec Pyongyang, Séoul tente à tout prix de dégager une marge de manoeuvre politique et industrielle par rapport aux Etats-Unis, son allié devenu aujourd’hui encombrant. Pour cela, il dégage des crédits massifs pour le ministère de la Défense. En 2006, son budget est en progression de 13,4% à 17,8 milliards d’euros (21,4 trillions de wons). C’est d’ailleurs tout le sens de la récente décision de Séoul de choisir pour son futur hélicoptère de transport militaire un fournisseur étranger, en l’occurrence la filiale d’EADS, Eurocopter. Il fabriquera en Corée sous la maîtrise d’oeuvre de Korean Aerospace Industries (KAI) la cellule de l’appareil, via un transfert de technologies très large et complet.

Ce projet baptisé KHPO( Korean Helicopter Program), est évalué au minimum à 6 milliards de dollars (5,02 milliards d’euros). Il comprend le développement et la production de 245 machines sur vingt ans pour équiper les forces sud-coréennes d’un hélicoptère de transport de 8 tonnes. Au-delà, le marché exportation de ce nouvel appareil est estimé à 250 unités dans le monde, via une société commerciale créée par eurocopter et KAI (50-50). Des trois constructeurs étrangers en compétition – l’américain Bell et l’italien Agusta Westland – seule la filiale du groupe EADS a proposé à KAI dans le cadre du programme KHP (Korean Helicopter Program) un hélicoptère quasi nouveau, les deux autres rivaux se contentant de simplement « coréaniser » un appareil déjà développé. Ce projet est l’un des premiers programmes qui doivent permettre à la Corée du Sud de lancer sa propre industrie aéronautique. En vue d’acquérir le maximum de savoir-faire et de compétences technologiques dans tous les domaines, ce projet avait été découpé en 74 appels d’offres, qui avaient été lancés par les pouvoirs publics pour fabriquer le KHP. Ainsi, les industriels étrangers avaient l’obligation de s’associer avec un groupe national.

De cruelles déceptions

Ce succès français vient après de cruelles déceptions, notamment pour Dassault Aviation dont le Rafale a perdu face au F-15 de Boeing en 2002, lors d’une compétition faussée dans la dernière ligne droite. Un «choix politique», avait tempêté le constructeur français, rappelant que les Coréens avaient déjà privilégié pour ces mêmes raisons politiques des appareils de patrouille maritime américains en 1990, le PC3 Orion, contre l’Atlantique 2 du consortium regroupant Dassault, le motoriste Safran et le groupe d’électronique Thalès.

Aujourd’hui, changement de ton à Séoul. «Le développement d’une industrie de défense est impossible en l’absence de sophistication technique» affirme le Dr Dong Joon-hwang. «C’est pourquoi les sociétés sud-coréennes ne pourront pas concevoir de systèmes d’armes de pointe sans une coopération avec des groupes étrangers». Ainsi la Corée a notamment développé dès 1997 un appareil d’entraînement supersonique T-50 en partenariat avec l’américain Lockheed Martin et sous la maîtrise d’oeuvre de KAI. Un appareil dans les premiers exemplaires ont été livrés et qui est proposé à l’export. Selon le patron du Salon aéronautique de Séoul, le général Myong Sang-choe, le T-50 «peut prendre 30% du marché des avions d’entraînement». Il estnotamment proposé en Amérique du Sud, au Moyen-Orient (Emirats Arabes Unis) et en Europe. Au total, les Coréens tablent sur la vente de 800 à 1200 T-50 sur un marché qui est estimé à 3300 appareils au cours des trente prochaines années.

Et plus récemment, lors du salon aéronautique de Séoul en octobre dernier, où 225 entreprises de 24 pays sont venues, KAI a signé un contrat de 900 millions de dollars avec Airbus pour la fourniture de composants pour l’A350, le nouvel appareil du constructeur européen. Le prochain test d’ouverture pour les Sud-Coréens portera sur le projet d’hélicoptère de combat pour un montant de plus de 7 milliards de dollars (250 appareils) qui doit être lancé en 2008. Eurocopter s’y intéresse comme ses rivaux malheureux.

Outre la volonté de développer leur industrie de défense, y compris dans les drones, les Coréens ont aussi de grandes ambitions dans le domaine de l’espace. D’ici à 2015, la Corée du Sud veut faire partie du club des dix premières puissances spatiales. Avec comme objectif de lancer ses propres satellites via son projet de lanceur Korean Space Launch Vehicle : le pas de tir, situé sur l’île d’Oenaro, sera achevé en 2007. Avec ceux déjà lancés, le Korean Aerospace Research Institute (KARI), qui fait office d’agence spatiale coréenne, doit avoir mis en orbite 25 satellites d’ici à 2015. Au total, la Corée a prévu un budget de 3,9 milliards de dollars, dont 2,15 milliards pour les satellites, 865 millions pour le futur lanceur et 196 millions pour le pas de tir.

Source : La Tribune – 10/01/06

 

- HYUNDAI NEGOCIE SON IMPLANTATION EN EUROPE

Les représentants du constructeur coréen sont cette semaine en République tchèque. Le groupe envisage aussi la Pologne ou la Turquie.

Hyundai est actuellement en négociation à Prague sur l’éventuelle construction d’une usine d’assemblage en République tchèque, a annoncé le ministère local de l’Industrie et du Commerce. Les consultations portent notamment sur le calendrier de l’investissement potentiel, les sous-traitants locaux et la possibilité d’une autoroute reliant la zone industrielle de Nosovice, dans le nord-est du pays, à Zilina en Slovaquie – où la filiale du constructeur sud-coréen, KIA, est en train de bâtir par ailleurs un site industriel opérationnel fin 2006. Le gouvernement avait déjà indiqué récemment qu’il débloquerait 1,5 milliard de couronnes (50 millions d’euros) pour l’aménagement d’un site dans le nord-est de la république tchèque. Des terrains seraient en outre accordés gratuitement. Les négociations devaient se terminer aujourd’hui. Hyundai, qui compte investir 1 milliard d’euros dans la construction de sa première usine européenne, envisage aussi, selon la presse pragoise, la Pologne, voire la Turquie. Il voudrait démarrer la production fin 2008 avec des capacités de 300000 véhicules par an et 3000 salariés. La décision finale doit intervenir en principe avant la fin du mois, selon les officiels tchèques.

Redouté par Toyota.

L’offensive du groupe coréen – que même le japonais Toyota redoute, comme l’a déclaré le patron de la filiale américaine au salon de Detroit – pourrait ainsi s’appuyer sur une production européenne, à l’instar des constructeurs nippons. Avec cette différence que ces derniers se sont implantés dans des pays à coûts élevés comme la Grande-Bretagne. Si Hyundai marqué le pas l’an dernier dans l’Union européenne avec une petite hausse de 1,5% de ses immatriculations (hors utilitaires, Norvège, Islande et Suisse comprises) à 317750 unités, Kia a grimpé de 39% à 242063 – moyennant beaucoup de ventes aux loueurs. Le groupe a une part de marché totale de 3,7%

Source : La Tribune – 26/01/06

 

- LG, L’AUTRE « DRAGON » DE LA HIGH TECH

LG Electronics rêve d’une place sur le podium mondial de l’électronique.

Télévisions, téléphones, PC mais aussi réfrigérateurs sont les fers de lance de cette offensive mondiale.

Concurrent acharné de Samsung, le groupe avance à marche forcée derrière son PDG et gourou le mystérieux « SS Kim ».

Autour du village de Jizhou, deux montagnes s’élevaient, contraignant le vénérable Yu Gong, 90 ans, à parcourir de grandes distances pour rejoindre d’autres villages. Un jour, le vieil homme décida de déplacer les deux montagnes, pierre par pierre, pousse d’herbe par pousse d’herbe. A ceux qui le prenait pour un fou, Yu Gong répondit : « Votre esprit est trop rigide. Même si je m’épuise à la tâche, après moi, il y a mes enfants. Toute ma descendance s’attellera à la tâche, tandis que ces deux montagnes sont ,elles, incapables de grandir ».

Cette histoire traditionnelle coréenne est l’une des favorites de Ssang Su KIM ou « SS Kim », le très déterminé et mystérieux PDG de LG Electronics. Ses deux montagnes : entrer dans le trio de tête des fabricants d’électronique dans le monde et atteindre une rentabilité au moins égale à celle de son concurrent historique, Samsung, soit un peu plus de 10%. Car depuis trois ans, SS Kim s’est mis en tête de battre Samsung. Officiellement, aucin dirigeant de LG Electronics n’affichera cette ambition : de fait, le seul fait de prononcer le nom du grand concurrent est réprimandé. Et la rivalité fonctionne dans les deux sens…

Un véritable consortium

LG Electronics est devenu un géant. Aujourd’hui, l’entreprise compte près de 67000 salariés dont 35000 hors de Corée.

Anciennement GoldStar, LG Electronics est le cinquième fabricant d’écrans LCD avec une part de marché de 8%, le deuxième fabricant de télévisions à écran plasma, le quatrième de téléphones mobiles etc… sans oublier sa présence dans les réfrigérateurs et les climatiseurs. Un véritable consortium dont les Européens n’ont pas encore pris la mesure. «notre marque LG n’a finalement que dix ans, nous nous sommes lancés plus tard aux Etats-Unis et en Europe» explique Charles Kim, viceprésident exécutif de la division Digital Displays, qui estime que les centaines d’écrans plats géants de LG présents dans les stades, les rues ou les magasins, ont forgé l’image d’une entreprise globale.

Le jeune géant coréen a de fait vu son chiffre d’affaires atteindre, en 2004, 20,6 milliards d’euros tandis que son résultat net était multiplié par deux à 1,29 milliard d’euros. Mais 2005 devrait être une piètre année si l’on se réfère aux ambitions affichées par SS Kim. En effet, les ventes se sont effondrées au deuxième trimestre et tout juste maintenues au troisième. Les fêtes de Noël auront-elles été à la hauteur ? Le directeur financier de LG ne se montre pas très optimiste.

Pourtant, LG Electronics se veut une « Great Company, Great People » (GCGP) ou «une entreprise formidable avec des gens formidables». Ce slogan, avec une foultitude d’autres, s’affiche partout dans les bâtiments de LG. Les deux immenses tours LG, au coeur de Séoul, symbolisent la toute puissance de ce nouveau dragon de l’électronique et de sa maison mère : le conglomérat pétrochimique LG Group, qui produit du dentifrice, raffine du pétrole, construit immeubles et hôtels … Connu pour ses produits électroniques bon marché dans les années 80 en Europe, l’ancien GoldStar est devenu sous le règne de SS Kim, une entreprise conquérante sous la marque LG. Le design de la marque est désormais reconnu./ Et sur les maillots des footballeurs de l’Olympique Lyonnais, sur les écransplats équipant la plupart des aéroports ou des stades dans le monde, LG s’affiche sans complexe face aux Sony ou Samsung.

Pour faire progresser son chiffre d’affaires de 30% en trois ans, le PDG de LG Electronics a donc mis en oeuvre son plan baptisé TRD pour « tear down and redesign » (revenir aux sources et reconstruire). «Nous plutôt que je», «réalisation rapide»… Au siège à Séoul, dans les usines, aucun couloir ascenseur, ni même toilettes n’échappe aux nouveaux mots d’ordre maison que chaque employé doit suivre à la lettre. S Kim, le redouté président du groupe, a décidé de mener son groupe à la bataille et toutes les armes sont utilisées. Grand admirateur de la méthode «Six sigma», inventée par le conglomérat américain General Electric et son mythique patron Jack Welsh, SS Kiml a donc lancé des ateliers de réflexion TRD. «Les ressources sont certes limitées. La sagesse, elle, est illimitée» a-t-il expliqué à ses équipes pour vanter l’importance de participer à ces ateliers laboratoires qui dissèquent l’entreprise sous toutes ses coutures pour gagner quelques points de marge, quelques minutes sur un process d’usine, et quelques clients. Alan Song, directeur général de l’activité plasma de LG pour l’Europe et l’Asie, reconnaît que les TDR sont souvent rebaptisés par les salariés tear drop rules – la « règle des larmes » - , car ouvriers comme dirigeants doivent se remettre en cause à un rythme infernal.

Incohérences

Reste que, dans une entreprise où la hiérarchie est lointaine et pesante, les décisions restent lentes et parfois incohérentes. Ainsi le groupe, qui a investi plus de 5 milliards de dollars dans d’immenses usines pour les écrans LCD avec son partenaire Philips, continue de miser sur la technologie du plasma et la privilégie même pour ses télévisions. Autre problème, LG n’a pas encore choisi quel était son métier : entre une activité d’électroménager qui a inondé les foyers d’Asie et progresse aux Etats-Unis et en Europe, et des téléphones mobiles, vecteurs d’image mais toujours déficitaires, le choix s’annonce difficile.

Mais si le PDG de LG Electronics ambitionne de faire de son groupe le numéro trois mondial de l’électronique grand public d’ici à 2010, aucun segment de marché ne peut-être négligé. Avec une gamme de produits étendues sur des marchés en croissance, la filiale française, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 537 millions d’euros en 2004, compte ainsi atteindre son objectif de 670 millions d’euros cette année. «En 2005, en France, plus de 6 millions de produits finis auront été vendus», explique Eric Surdej, directeur général de LG Electronics France, allant des graveurs de DVD pour PC (800 000 pièces) aux téléphones mobiles (1,6 million). Privilégiant les produits haut de gamme, l’offre du groupe coréen LG Electronics en France sera bientôt complétée de deux PC portables, dont un livré avec un adaptateur pour la télévision numérique terrestre ainsi qu’une télécommande. Car LG propose un système permettant de lire ces CD ou DVD sur un PC sans avoir à le démarrer. Le PC portable peut ainsi faire office de deuxième poste de télévision. Une course à l’innovation permanente alimentée par les laboratoires de recherche et développement un peu partout dans le monde.

Mais, paradoxalement, les ambitions globales de LG Electronics risquent d’être freinées par son manque d’ouverture sur l’étranger. L’éternel concurrent Samsung a fait entrer dans sa hiérarchie des cadres occidentaux, dont deux siègent même au conseil d’administration. Et le japonais Sony a désormais un président gallo-américain (Howard Stringer). Rien de tout cela chez LG, où la culture coréenne domine. Peu d’étrangers passent au siège. La plupart sont ingénieurs. Néanmoins, pour adapter ses produits aux marchés européens, le groupe entend «conquérir une légitimité industrielle en Europe» : il vient ainsi d’annoncer un investissement supplémentaire de 100 millions d’euros en Pologne pour permettre à ses usines actuelles de produire 500 000 réfrigérateurs par an et d’assembler 3,5 millions de télévisions à écran plat LCD.

Dans le domaine de la téléphonie, cette présence européenne devrait permettre à LG de pousser à l’utilisation de la «norme coréenne», le DMB (diffusion multimédia numérique), pour la télévision sur mobile. Avec le renfort de Samsung qui a , cette fois, les mêmes intérêts que son challenger. D’ailleurs, c’est à proximité de Paris que sont installés les ingénieurs et chercheurs de LG travaillant sur les nouvelles normes de téléphonie mobile. Télévisions à écran plat toujours plus grandes et performantes, téléphones multimédias de troisième génération… LG a entrepris de déplacer de nouvelles «montagnes» technologiques. Car le groupe de SS Kim entend bien poursuivre son ascension dans la cour des grands fabricants de la high tech.

Source : La Tribune – 05/01/06

 

- POSCO EN NOUVELLE-CALEDONIE

Avec SMSP, le sidérurgiste coréen part à la chasse au nickel. Le métal du diable néo-calédonien attise les convoitises. Après le précurseur Eramet et les Canadiens Inco et falconBridge (qui ne feront bientôt plus qu’un), c’est au tour de Posco d’agir.

L’aciériste vient de s’associer à la Société Minière du Sud Pacifique (SMSP), dans le cadre d’un joint-venture dans lequel il détiendra 49% et l’opérateur calédonien, le reste. Posco investira 352 millions de dollars, et la SMSP, qui gérera la mine, d’une durée de vie de trente ans, fournira 1,8 million de tonnes de minerai. Cet accord prévoit aussi l’installation d’une raffinerie de nickel, d’une capacité annuelle de 30000 tonnes, gérées par Posco et située à Gwangyang en Corée du Sud. Le nickel produit fournira l’usine d’acier inoxydable de Pohang (1,4 million de tonnes de capacité) en Corée, et le laminoir d’inox (400000 tonnes de capacité) de Zhangjiagang, en Chine. La construction de la raffinerie, achevée en décembre 2008, entrera en fonction l’année suivante. Cette implantation dans l’une des régions les plus riches en nickel du monde devrait garantir à Posco un approvisionnement régulier en nickel, un métal dont les cours semblent une fois de plus repartis à la hausse.

Source : L’Usine Nouvelle – 19/01/06

 

- LE COREEN HYNIX MISE SUR LES MEMOIRES FLASH NAND

Le deuxième fabricant coréen de mémoires flash NAND a dégagé en 2005, un bénéfice de 1,5 milliard d’euros et va augmenter ses capacités de production en 2006 pour mieux répondre à la demande.

C’est une année achevée tambour battant. Hynix, le deuxième fabricant mondial de semi-conducteurs, a multiplié par 4, à 751 milliards de wons (631 millions d’euros), son résultat du dernier trimestre 2005. Pour l’ensemble de l’année, le bénéfice du coréen progresse de 7,4% à 1817 milliards de wons (1,53 milliard d’euros). Son chiffre d’affaires a baissé de 3% (5900 milliards de wons) par rapport à 2004, tandis que son résultat d’exploitation (1600 milliards de wons) recule de 21%. Après des difficultés financières, et marquées l’an dernier par la fin de son programme de restructuration de dette, Hynix comme Toshiba surfent à présent sur la demande en forte hausse en mémoires flash NAND. Ces puces, non volatiles, équipent les téléphones portables, les consoles de jeux vidéo ainsi que les appareils numériques, dont les lecteurs MP3. En outre, les prix de ces composants restent pour l’instant stables et «devraient se maintenir à leur niveau au premier trimestre 2006», a estimé& hier OC Kwon, vice-président chargé du développement stratégique. Attirés par la rentabilité du produit aussi bien que par les besoins mondiaux, tous les fabricants reconvertissent leur production vers ces mémoires flash, au détriment des DRAM qui équipent les PC.

Prochain champ de bataille.

Quel que soit le produit, les perspectives sont à la hausse. Hynix, deuxième constructeur coréen derrière Samsung Electronics, prévoit une croissance de 45 à 50% du marché des puces DRAM et table aussi sur un bond de 170 à 200% des mémoires flash NAND. Rien d’étonnant à ce que Hynix prévoie d’augmenter de «manière significative», selon ses dirigeants, ses capacités de production l’an prochain et se dise prêt à sacrifier une partie de son marché en DRAM pour se concentrer sur les NAND. Au dernier trimestre, les mémoires DRAM étaient encore à l’origine de 60% des revenus contre 70% le trimestre précédent.

A force de voir les acteurs se recentrer sur un segment porteur, ce dernier finit par être encombré. Intel et Micron technology ont fait part récemment de leur volonté d’entrer sur ce marché encore largement dominé par Samsung Electronics (54 ,9% de part de marché) suivi par Toshiba (23,2%). Mais la bataille s’annonce de plus en plus acharnée.

Source : Les Echos – 26/01/06

 

- SAMSUNG S'IMPOSE EN FRANCE

-Électronique

Premier vendeur de téléphones mobiles en France, Samsung s'attaque au marché de l'électronique grand public.

Avec ses écrans plats, ses home cinémas et ses Caméscope. LE MARCHÉ FRANÇAIS réussit à Samsung. Devenu premier vendeur de téléphones mobiles dans l'Hexagone, le coréen avance maintenant à pas de géant avec ses produits d'électronique grand public. En un an, Samsung est devenu le numéro deux en France sur ce secteur, dépassant Thomson et Sony en termes de ventes. En 2005, les ventes de Samsung France, toutes divisions confondues, ont atteint 1,5 milliard d'euros, en hausse de 40% en un an. En 2000, elles dépassaient à peine 500 millions d'euros. Les téléphones mobiles représentent 60% du chiffre d'affaires tandis que l'électronique grand public a atteint 27%, l'informatique 11% et la bureautique 2%.

Dans les domaines de l'audio et de la vidéo, les produits vedettes de Samsung sont les écrans à cristaux liquides (LCD) et les écrans plasma, avec des parts de marché respectives de 22,5% et de 14,7%. L'asiatique est aussi le deuxième fabriquant de home cinémas et de lecteurs mp3 à mémoire flash. Sur le segment de la vidéo, en revanche, Samsung a encore des progrès à accomplir : il est le troisième producteur de lecteurs DVD et le quatrième de Caméscope.

Ce succès, Samsung le doit en partie au design de ses produits, sur lequel il met désormais l'accent. Selon une étude réalisée par Mystery shopping dans 500 magasins, c'est devenu lors de l'achat d'écrans et de home vidéo le deuxième critère de choix, derrière la qualité de l'image mais avant la luminosité, la notoriété de la marque et le prix.

-Bientôt la télévision hertzienne sur mobile

L'importance attachée à la R&D joue aussi en faveur du coréen qui fabrique ses principaux composants. Le nouveau leader de l'électronique grand public met au point les produits du futur, comme les écrans LCD flexibles ou encore les "systèmes sur verre", des écrans tactiles en verre auxquels sont raccordés les composants. Mais, dans un avenir plus proche, Samsung prépare l'arrivée de la télévision hertzienne sur mobile dont la commercialisation n'aura pas lieu avant 2007 en France, faute de fréquences disponibles. "Dès le printemps, nous lancerons plusieurs produits en Allemagne", souligne Ludovic Simion, chef de groupe marketing audio vidéo de Samsung Electronics France - il souhaite qu'un lobby fasse pression sur l'Etat français pour accélérer le mouvement. Samsung estime en effet que la télévision sur mobile sera son principal relais de croissance dans les prochaines années.

Au niveau mondial, Samsung progresse également. Et impose son nom. D'après le classement mondial des entreprises établi par Business Week en fonction de la valeur de la marque, le coréen est passé de la 34e à la 20e place entre 2002 et 2005, devant Dell, Sony, Apple, Philips ou Panasonic. Samsung Electronic poursuit une stratégie qui touche toutes ses divisions : l'informatique, les télécoms et l'électronique grand public. L'ensemble de ses produits pourra recevoir des programmes de télévision, de la musique et de la vidéo.

Source : Le Figaro - 26/01/06

 

- RENAULT SAMSUNG EN PLEIN BOOM

Renault est à la peine depuis plusieurs mois, et pas seulement en France. Mais RSM, sa filiale en Corée du Sud dont elle veut faire l'un de ses chevaux de bataille, est, elle, en plein forme. Rachetée en 2000, RSM, dans le capital de laquelle la firme au losange s'apprête à passer de 700% à 80% en déboursant 45 millions d'euros, a annoncé hier avoir réalisé en 2005 ses meilleures ventes depuis sa reprise avec 119035 unités, un bond de 39,9%. Elle profite du fort redressement du marché coréen et de meilleurs chiffres à l'exportation. RSM, qui avait réalisé en 2004 un chiffre d'affaires de 947, 9 millions d'euros, a vendu 11995 voitures en décembre, soit une progression de 12,7% sur le même mois de l'année précédente.

L'entreprise est née en septembre 2000 après la reprise par Renault des actifs opérationnels de Samsung dans le secteur automobile. Depuis, la maison mère travaille à sa montée en puissance. RSM va notamment produire un véhicule 4x4 qui sera estampillé Renault, en mal d'un tel modèle (mis à part le Scénic tout terrain vieillissant). Et Carlos Ghosn, le patron du français, a prévu d'utiliser cette base sud-coréenne pour exporter la compacte SM3, sous la marque Nissan, vers la Russie, l'Ukraine, l'Amérique Latine et le Moyen-Orient.

Les autres constructeurs sud-coréens ont aussi été à la fête. Le numéro un, Hyundai, a vendu 2,53 millions de véhicules en 2005, soit une progression de 11%. Sa filiale Kia a vu croître ses ventes de 13,9% à 1,27 million. GMDaewoo Auto and Technology, le numéro 3, a vu bondir ses ventes de 28,6% à 1,15 million d'unités. Enfin, Sangyong, le quatrième constructeur sud-coréen, acheté l'an passé par Shanghai Automotive a vendu, 141306 voitures en hausse de 4,2%.

Source : La Tribune - 6 janvier

 

- HAUSSE DES VENTES DE RENAULT SAMSUNG SUR UN AN EN DECEMBRE

Renault Samsung Motors annonce une hausse de 12,7% de ses ventes sur un an en décembre à 11.995 unités.

Les exportations ont baissé à 147 véhicules contre 213 en décembre 2004, tandis que ses ventes en Corée du Sud ont augmenté à 11.848 contre 10.433.

Renault Samsung, non coté, est la filiale sud-coréenne de Renault, qui avait racheté en 2000 l'ancien pôle de construction automobile de Samsung Group.

Le constructeur français a annoncé jeudi dernier avoir augmenté de 10% sa participation dans Samsung Motors pour la porter à 80,1% par l'exercice d'une option.

Source : Reuters – 02/01/06

 

- RENAULT SAMSUNG A UN NOUVEAU PATRON

Jean-Marie Hurtiger, directeur du projet Logan, va devenir le PDG de la filiale coréenne de Renault (RSM), tandis que son patron actuel, Jérôme Stoll, va devenir directeur général du Mercosur, en remplacement de Pierre Poupel, qui partira à la retraite.

Source : Les Echos – 27/01/06

 

- UBISOFT ET SONNORI CORPORATION LANCENT ASTONISHIA STORY SUR PSP

Ubisoft, l’un des plus grands éditeurs de jeux vidéo au monde, annonce aujourd’hui la signature d’un accord de licence mondial avec le coréen Sonnori Corporation pour éditer Astonishia Story dans le monde entier, Corée et Japon exceptés. Astonishia Story est un jeu de rôle pour la PSP™. Le jeu sortira dans un premier temps en Amérique du nord en mars 2006.

Dans Astonishia Story, les joueurs incarnent un preux chevalier du roi et se lancent dans une aventure épique. Ils tenteront de récupérer une relique sacrée symbolisant la fortune et la prospérité. Les joueurs devront obtenir l’aide d’une multitude d’alliés mystérieux pour accomplir leur quête.

«Astonishia Story est un jeu qui a connu un énorme succès sur PC et PSP™ en Corée et nous sommes ravis d’ajouter ce jeu de qualité à notre catalogue PSP™,» a déclaré Jay Cohen, vice président du Publishing chez Ubisoft. «Astonishia Story offre une expérience riche et accessible qui comblera l’attente de RPG chez les joueurs de PSP™.»

©2006 Sonnori Co., Ltd. All Rights Reserved.

Published and distributed by Ubisoft Entertainment under license from Sonnori Co., Ltd. Ubisoft and the Ubisoft logo are trademarks of Ubisoft Entertainment in the U.S. and/or other countries.

“PSP” is a trademark and “PlayStation” and the “PS” Family logo are registered trademarks of Sony Computer Entertainment Inc.

Memory Stick Duo™ may be required (sold separately).

Source : Ubisoft – 12/01/2006

 

- PROJET D’USINE EN COREE : RISQUE FINANCIER NUL SELON LA SMSP

La SMSP affirme ne prendre aucun risque financier en s’engageant avec le géant coréen Posco. Et le massif du Koniambo, réservé à l’usine du Nord, ne sera pas mis à contribution.

Les critiques et les spéculations vont bon train, notamment dans la presse économique, depuis l’annonce par Posco, le géant coréen de la métallurgie, de sa décision de construire une usine pyrométallurgique de transformation de nickel en Corée, en partenariat avec la SMSP qui serait actionnaire à 51 %.

La SMSP dispose-t-elle de réserves suffisantes pour alimenter cette usine, d’une capacité annuelle de 30 000 tonnes, sans avoir à ponctionner dans le massif du Koniambo, dévolu au projet d’usine du Nord ? Ne va-t-elle pas se surendetter en se lançant dans deux projets presque simultanés dont elle a l’ambition d’être l’actionnaire majoritaire ?

Un massif très surveillé

«Non, répond dans les deux cas Stéphane Camerlynck, directeur de la communication de la Société minière du sud Pacifique. Je crois qu’aucun massif au monde n’est plus bordé juridiquement que celui du Koniambo. Une armée d’avocats le surveille, l’Etat le surveille, la SLN le surveille. Nous y toucherons donc d’autant moins que nous n’en avons absolument pas besoin pour notre partenariat coréen. Nous sommes propriétaires et exploitants de plus de massifs qu’il n’en faut pour alimenter Posco pendant plusieurs décennies. Vous pensez bien qu’avant de s’engager dans cette opération, Posco a voulu des garanties. Nos massifs ont été expertisés par un des meilleurs cabinets mondiaux.»

Opération « gagnant gagnant »

Quant au risque financier pris par la SMSP, il est nul, affirme Stéphane Camerlynck. «Tout simplement parce que nous ne mettons pas d’argent dans ce projet. Nous amenons notre minerai. Il faut bien comprendre que les coûts de construction d’une usine en Corée sont infiniment plus bas qu’en Calédonie. Posco a déjà le port, les infrastructures, l’électricité. Il n’y a que l’usine elle-même à financer, et Posco l’assume entièrement. N’oubliez pas que nous parlons du premier producteur d’acier inoxydable au monde. Un géant qui a réalisé l’année dernière un bénéfice net de sept milliards de dollars. Pour eux, c’est une petite opération, qui va leur permettre de s’assurer un approvisionnement stable, à l’abri des variations du cours mondial, d’une partie du nickel dont ils ont besoin. Pour nous, c’est une façon d’augmenter la plus-value de notre activité d’extraction et de pérenniser les emplois sur les sites miniers dédiés à l’exportation, en nous assurant un débouché constant. L’année dernière, nous avons réalisé un bénéfice d’1,8 milliard. Si nos extractions avaient été traitées dans l’usine dont nous serons actionnaires avec Posco, ce bénéfice aurait dépassé les dix milliards. »

«C’est une opération gagnant gagnant de part et d’autre», estime donc Stéphane Camerlynck.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes – 20/01/2006


 
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